Expressions politiques
Octobre 2026
Boris Ravignon – Maire de Charleville-Mézières
Les mains dans le cambouis
Depuis le printemps 2014, grâce à la confiance que vous avez bien voulu me confier puis me renouveler à deux reprises, j’ai l’honneur de porter les titres de maire de Charleville-Mézières et de président d’Ardenne Métropole. D’en porter les titres et d’assumer les responsabilités qui vont avec. En d’autres termes, pour le dire simplement, je suis un élu local et fier de l’être, convaincu du fait que c’est à cet échelon, à proximité immédiate de la « vraie vie », que l’on se trouve en capacité de prendre les bonnes décisions, celles qui permettent de faciliter notre quotidien commun.
C’est donc tout naturellement que j’ai décidé de faire acte de candidature à la présidence d’Intercommunalités de France. En deux mots cette association, qui rassemble près de 80 % des communautés de communes de notre pays, constitue auprès de l’Etat une force de proposition : lorsque c’est nécessaire, donc très régulièrement, nous travaillons à reconnecter les hautes sphères aux réalités de terrain. Factuellement, Ardenne Métropole a adhéré à Intercommunalités de France dès sa création, en 2014. A titre personnel, j’ai intégré le conseil d’administration de cette association avant d’en devenir vice-président en 2020. Mon éventuelle accession à sa présidence ne modifierait donc en rien le rythme de travail qui est le mien depuis des années.
Par contre, cette accession me permettrait de faire mieux entendre la voix de celles et ceux qui, à longueur d’année, plongent les mains dans le cambouis et font avancer leur territoire : sans Ardenne Métropole et la force de frappe générée par la fédération de plusieurs dizaines de communes désireuses de porter ensemble des dossiers cruciaux, notre campus universitaire ne serait jamais sorti de terre.
Je saurai courant octobre si ma candidature est retenue. Mais dans un cas comme dans l’autre, soyez assurés que je demeurerai fidèle à la mission que vous m’avez confiée : servir les Ardennais.
Irène PERRIN TOININ– Pour la liste « Ensemble : une autre ville »
L’accès aux services publics : une urgence vitale pour la population !
Le comité de défense des hôpitaux de proximité
des Ardennes se mobilise depuis plusieurs mois
pour un accueil digne aux urgences de Manchester
des patients et de leurs accompagnants. Un mardi
sur deux, ils sont présents devant les urgences à
13H. C’est une question d’humanisation des
urgences qui est en jeu : ils demandent une salle
d’attente ouverte 24H/24 et un protocole affiché
et respecté pour l’accompagnement dans le service
dans les situations particulières.
Suite à leur mobilisation, une salle d’attente
ouverte seulement la nuit a été mise en service
à partir de fin août. Son fonctionnement soulève
des interrogations. Le comité demande à faire
appliquer la charte de l’accompagnant aux
urgences, signée par la ministre de la Santé
en mai dernier : elle affirme le rôle essentiel
de l’accompagnant dans la prise en charge du
patient. D’autre part, son ouverture limitée dans
le temps pose problème.
Le maire en tant que président du conseil de
surveillance du CHiNA est concerné en premier
chef.
Un accueil digne des usagers passe également
par un nombre de places de parking pour les
publics en situation de handicap suffisant aux
abords de l’établissement hospitalier. Il est
également nécessaire d’avoir un accès sécurisé
à l’hôpital via les transports publics pour les
accompagnants et les visiteurs. Des usagers de
l’hôpital se sont ainsi retrouvés en difficulté : les
horaires et périodicité des lignes de bus ne sont
pas suffisants. La politique de transport définie
par les élus d’Ardenne Métropole pour le réseau
TAC ne répond pas suffisamment aux besoins
des usagers.
En tant qu’élus d’opposition, nous apportons
tout notre soutien à la mobilisation des militantes
et militants du comité. La santé est l’affaire de
tous.
Romain Petitfils et Amandine Palumbo pour la liste « Charleville-Mézières en Ordre »
Charleville-Mézières face à la communautarisation et à l’islamisation !
Nous assistons, selon nous, à une progression des logiques communautaires et à une forme d’islamisation de certains pans de la vie locale.
Le projet de mosquée et de centre culturel du secteur de Mohon illustre cette évolution. Lorsqu’un projet dépasse le seul cadre du lieu de culte pour intégrer l’éducation de la jeunesse, des salles de cours et des activités culturelles liées à la transmission de valeurs religieuses, il est légitime de s’interroger sur sa place dans notre ville.
La liberté de culte est fondamentale. Mais elle ne saurait servir de prétexte à l’installation de logiques communautaires ou à la constitution de structures fonctionnant en parallèle du cadre républicain.
Nous refusons que Charleville-Mézières connaisse une multiplication de territoires communautaires où l’appartenance religieuse prendrait le dessus sur l’appartenance à une même communauté nationale. Nous refusons également que l’évolution de notre environnement culturel et social soit présentée comme inéluctable et que les habitants soient sommés de s’y adapter.
Notre ville possède une histoire, une culture, un patrimoine et une identité française et ardennaise. Cette identité doit être assumée, protégée et transmise.
Nous voulons une ville où chacun est libre de croire, mais où la République demeure au-dessus des communautés ; où l’école transmet les valeurs communes ; où l’espace public reste neutre ; et où aucun groupe religieux ne peut imposer ses normes au reste de la population.
Charleville-Mézières doit rester une ville diverse, mais qui refuse la fragmentation. Les élus de CMZ en ordre resteront vigilants et défendront la laïcité, l’unité républicaine, l’identité ardennaise et le refus de toute forme de communautarisme ou d’islamisme politique dans notre ville.