Expressions politiques

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Mai 2019

Boris Ravi­­­­­­­­­­­­gnon, Maire de Char­­­­­­­­­­­­le­­­­­­­­­­­­ville-Mézières 

Un patri­­­­moine à valo­­­­ri­­­­ser 

La Guerre des mondes s’est déclen­­­­chée derniè­­­­re­­­­ment à Char­­­­le­­­­ville-Mézières ! Rassu­­­­rez-vous : pour la commu­­­­nauté caro­­­­lo­­­­ma­­­­cé­­­­rienne, ce conflit n’a rien de drama­­­­tique, bien au contraire. C’est en effet notre ville qui a été choi­­­­sie pour deve­­­­nir l’un des prin­­­­ci­­­­paux lieux de tour­­­­nage d’une nouvelle série tirée du fameux roman de science-fiction écrit par Herbert Georges Wells à la fin du XIXe siècle. L’es­­­pèce humaine parvien­­­­dra-t-elle à sortir victo­­­­rieuse de cette lutte mortelle qui l’op­­­pose à un enva­­­­his­­­­seur extra-terrestre sans pitié ? Ne comp­­­­tez pas sur moi pour griller le suspense ! Une chose est d’ores et déjà certaine, par contre : après les Rivières pourpres, nous avons eu pour la deuxième fois en quelque semaines la chance d’ac­­­cueillir une équipe de tour­­­­nage. 

Cela n’a rien d’ano­­­din. Pour ne parler que des retom­­­­bées stric­­­­te­­­­ment immé­­­­diates, le séjour de l’équipe de la Guerre des mondes à Char­­­­le­­­­ville-Mézières s’est traduit par quelque 1.650 nuitées et des milliers de repas. Une jolie bouf­­­­fée d’oxy­­­gène pour nos hôte­­­­liers et restau­­­­ra­­­­teurs… Mais au-delà de ces simples résul­­­­tats, le fait que des cinéastes se passent le mot et viennent désor­­­­mais braquer leurs camé­­­­ras sur Char­­­­le­­­­ville-Mézières consti­­­­tue pour nous un formi­­­­dable encou­­­­ra­­­­ge­­­­ment à miser sur la richesse et la diver­­­­sité de notre patri­­­­moine archi­­­­tec­­­­tu­­­­ral. Le travail de longue haleine que nous avons entre­­­­pris autour du secteur sauve­­­­gardé de notre ville sera achevé pour la fin de cette année et nous aidera à prendre collec­­­­ti­­­­ve­­­­ment conscience d’une réalité réjouis­­­­sante : nous sommes à la tête d’un trésor patri­­­­mo­­­­nial d’une densité rare. Charge à nous de le faire connaître pour mieux le valo­­­­ri­­­­ser, y compris d’un point de vue écono­­­­mique. Le projet de créa­­­­tion d’un hôtel de stan­­­­ding cour de la Criée, donc donnant direc­­­­te­­­­ment sur notre splen­­­­dide place Ducale, parti­­­­cipe de cette même volonté. Il nous faudra bien sûr conti­­­­nuer à travailler et inves­­­­tir, mais je suis convaincu que nous pouvons créer dans un futur proche un nombre non négli­­­­geable d’em­­­plois en utili­­­­sant de manière respec­­­­tueuse « l’hé­­­ri­­­­tage de nos pères », pour reprendre le sens premier du mot « patri­­­­moine ». Ils nous l’ont légué, sachons aujourd’­­­hui le valo­­­­ri­­­­ser.


Maryse Flores, Groupe PS / PC / Ecolo­­­­­­­­­gie Les Verts

Caro­­­­­­­­­­­­­­­­­lo­­­­­­­­­­­­­­­­­ma­­­­­­­­­­­­­­­­­cé­­­­­­­­­­­­­­­­­riennes, Caro­­­­­­­­­­­­­­­­­lo­­­­­­­­­­­­­­­­­ma­­­­­­­­­­­­­­­­­cé­­­­­­­­­­­­­­­­­riens

Au-delà de son inci­­­­­dence écono­­­­­mique, le secteur asso­­­­­cia­­­­­tif a un impact majeur. Il contri­­­­­bue à la cohé­­­­­sion sociale, au « vivre ensemble ». 

L’as­­­­­so­­­­­cia­­­­­tif c’est aussi une qualité d’at­­­­­ten­­­­­tion aux autres, une capa­­­­­cité de rencontre, une mixité des classes sociales, de reli­­­­­gion, qui se retrouvent dans des enga­­­­­ge­­­­­ments communs. 

D’une part nous consta­­­­­tons que l’en­­­­­ve­­­­­loppe globale attri­­­­­buée par la collec­­­­­ti­­­­­vité aux asso­­­­­cia­­­­­tions est la même qu’en 2018 mais infé­­­­­rieure à celle de 2017. 

D’autre part, hélas, pas de reva­­­­­lo­­­­­ri­­­­­sa­­­­­tion alors que les charges des asso­­­­­cia­­­­­tions augmentent et que l’in­­­­­fla­­­­­tion est de 1,8% en 2019.

En 2016 nous consta­­­­­tions une baisse de 10% depuis 2014 avec en majo­­­­­rité des subven­­­­­tions axées sur des projets et non le fonc­­­­­tion­­­­­ne­­­­­ment, obli­­­­­geant les asso­­­­­cia­­­­­tions à être des pres­­­­­ta­­­­­taires. Ceci enlève de leur liberté créa­­­­­tive et asso­­­­­cia­­­­­tive et ce n’est pas vrai­­­­­ment posi­­­­­tif car nous avons souvent affaire à des asso­­­­­cia­­­­­tions de taille moyenne voir petite et à des béné­­­­­voles, des asso­­­­­cia­­­­­tions de proxi­­­­­mité sur des théma­­­­­tiques de lien social, au plus proches des habi­­­­­tants de nos quar­­­­­tiers. 

La place lais­­­­­sée à l’ini­­­­­tia­­­­­tive asso­­­­­cia­­­­­tive dans les actions qu’elles mènent est essen­­­­­tielle car c’est de là que proviennent l’in­­­­­no­­­­­va­­­­­tion d’où l’im­­­­­por­­­­­tance de l’ini­­­­­tia­­­­­tive asso­­­­­cia­­­­­tive. 

Ce qui est plus grave, c’est de consta­­­­­ter la dispa­­­­­ri­­­­­tion d’as­­­­­so­­­­­cia­­­­­tions comme « Issue de Quar­­­­­tier », asso­­­­­cia­­­­­tion de jeunes sur Manches­­­­­ter. Ainsi lorsque nous expri­­­­­mions en 2016 la crainte de lais­­­­­ser se débrouiller les jeunes de cette asso­­­­­cia­­­­­tion, de leur confier les clés, d’at­­­­­tendre que rien ne se passe et qu’ils se décou­­­­­ragent, la réalité a rattrapé une analyse de situa­­­­­tion qui s’est hélas concré­­­­­ti­­­­­sée.

Ce qui peut inter­­­­­­­­­pel­­­­­ler aussi forte­­­­­ment c’est le nombre crois­­­­­sant d’as­­­­­so­­­­­cia­­­­­tions qui cessent leurs actions, qui ne déposent plus de demandes. Loin de nous de remettre en cause le travail des services muni­­­­­ci­­­­­paux dont nous savons qu’ils font le néces­­­­­saire. 

Depuis quelques années des asso­­­­­cia­­­­­tions dispa­­­­­raissent du paysage muni­­­­­ci­­­­­pal. Le tissu asso­­­­­cia­­­­­tif caro­­­­­lo­­­­­ma­­­­­cé­­­­­rien est en train de s’ap­­­­­pau­­­­­vrir et c’est drama­­­­­tique quand on sait le rôle essen­­­­­tiel que jouent les asso­­­­­cia­­­­­tions. Ne pas les reva­­­­­lo­­­­­ri­­­­­ser c’est les décou­­­­­ra­­­­­ger et c’est malheu­­­­­reu­­­­­se­­­­­ment ce qui se passe. Ne pas les reva­­­­­lo­­­­­ri­­­­­ser c’est aussi un choix poli­­­­­tique que nous ne parta­­­­­geons pas avec la majo­­­­­rité muni­­­­­ci­­­­­pale actuelle. 


Groupe Rassem­­­­­­­­­­­­­­­­­ble­­­­­­­­­­­­­­­­­ment natio­­­­­­­­­­­­­­­­­nal

La France en état de choc

 La France est en état de choc après avoir décou­­­­­vert les images de la cathé­­­­­drale Notre-Dame de Paris en feu.

Notre-Dame est à la fois un symbole de notre civi­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion chré­­­­­tienne à travers le monde depuis le XIIe siècle, mais aussi un joyau de l’ar­­­­­chi­­­­­tec­­­­­ture gothique avec ses arcs-boutants si carac­­­­­té­­­­­ris­­­­­tiques qui ont permis de percer de vitraux ses murs et d’y faire péné­­­­­trer la lumière. Notre-Dame de Paris est une œuvre d’art totale, un livre de pierre, un reflet de l’éter­­­­­nité qui inspi­­­­­rera le célèbre roman de Victor Hugo. Ce dernier initiera un mouve­­­­­ment de sensi­­­­­bi­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion des Français au destin de la cathé­­­­­drale qui avait connu de graves dégra­­­­­da­­­­­tions lors de la révo­­­­­lu­­­­­tion française (destruc­­­­­tion des sculp­­­­­tures, mobi­­­­­lier et œuvres). Elle sera restau­­­­­rée à la fin du XIXe siècle par l’ar­­­­­chi­­­­­tecte Viol­­­­­let-le-Duc. 

Derrière ses murs, elle abrite des œuvres et du mobi­­­­­lier remarquables, tels que le grand orgue, des pein­­­­­tures de Charles Le Brun, ainsi que des reliques comme la couronne d’épines rappor­­­­­tée de Cons­­­­­tan­­­­­ti­­­­­nople par le roi Saint Louis au XIIIe siècle. Leur destruc­­­­­tion serait terrible et nous ne pouvons que saluer le courage des pompiers qui œuvrent au péril de leur vie pour sauver ce trésor de notre histoire et de notre patri­­­­­moine. 

Beau­­­­­coup de ques­­­­­tions se posent sur l’ori­­­­­gine de l’in­­­­­cen­­­­­die alors que des travaux de restau­­­­­ra­­­­­tion au niveau de la char­­­­­pente étaient en cours. 

Il faut savoir que tous travaux engen­­­­­drant la produc­­­­­tion d’élé­­­­­ments inflam­­­­­mables néces­­­­­sitent un permis de feu rédigé par l’ex­­­­­ploi­­­­­tant du site. Chaque jour d’ac­­­­­ti­­­­­vité du chan­­­­­tier, un permis de feu est accordé. En fin de jour­­­­­née, il est obli­­­­­ga­­­­­toi­­­­­re­­­­­ment procédé à une véri­­­­­fi­­­­­ca­­­­­tion du chan­­­­­tier afin de s’as­­­­­su­­­­­rer qu’au­­­­­cun élément ne risque de s’en­­­­­flam­­­­­mer. 

Il a été indiqué que les flammes se sont décla­­­­­rées après que le chan­­­­­tier a été libéré. Il faudra obte­­­­­nir des réponses suite à l’enquête qui a été ouverte afin de savoir si ces règles ont bien été respec­­­­­tées ou s’il peut s’agir d’un incen­­­­­die crimi­­­­­nel, alors que le 17 mars dernier l’église Saint-Sulpice de Paris était victime d’un incen­­­­­die d’ori­­­­­gine crimi­­­­­nelle.