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Expressions politiques

Expressions politiques

Janvier 2026

Boris Ravi­gnon – Maire de Char­le­ville-Mézières 

Un budget ambi­tieux malgré tout

Il est peu de dire que la consti­tu­tion du budget prévi­sion­nel 2026 de notre ville aura repré­senté une tâche ardue pour tous les agents qui ont travaillé sur ce dossier. Pourquoi ? Parce qu’il a fallu faire sans un certain nombre de données habi­tuel­le­ment four­nies lors de l’adop­tion du budget de l’Etat. Adop­tion qui à la mi-décembre, au moment de rédi­ger ces quelques lignes, demeu­rait encore en suspens… 

Pour autant, à notre modeste échelle, ce budget 2026 existe et se montre même rela­ti­ve­ment ambi­tieux. Ce qui n’était pas garanti par avance puisqu’il était hors de ques­tion de « faire les poches » des Caro­lo­ma­cé­riens en augmen­tant la pres­sion fiscale. Pour rappel, notre ville fait partie de celles, très mino­ri­taires, à ne pas avoir connu la moindre hausse de leurs impôts commu­naux depuis 2014. Mieux, nous les avons même bais­sés de 10 % entre 2014 et 2020 ! Ce sont ainsi 32 millions d’eu­ros que les contri­buables caro­lo­ma­cé­riens n’ont pas eu à verser depuis notre élec­tion. 

De notre côté, sans jamais remettre en cause le nombre ou la qualité des services publics rendus par la Ville, nous nous employons à surveiller chaque dépense pour parve­nir à réali­ser des écono­mies. Econo­mies qui nous permettent au final d’in­ves­tir et de tenir nos enga­ge­ments. Ce sera encore le cas cette année avec la pour­suite ou le lance­ment de plusieurs dossiers d’en­ver­gure. 

La sécu­rité des biens et des personnes consti­tuant une prio­rité, nous allons même en la matière inno­ver en propo­sant une aide finan­cière à tous les Caro­lo­ma­cé­riens dési­reux de mieux sécu­ri­ser leur rési­dence prin­ci­pale : la Ville parti­ci­pera aux frais enga­gés. Autre nouveauté, la réha­bi­li­ta­tion de l’an­cien lycée Simone Veil appelé à deve­nir un véri­table village des asso­cia­tions, avant d’ac­cueillir dans un second temps notre cuisine centrale. Toujours en 2026, nous allons lancer les études qui vont nous permettre la mise en place d’un rond-point au carre­four des deux villes, ache­ver la réno­va­tion des équi­pe­ments spor­tifs de la Ronde Couture et Manches­ter, pour­suivre la restau­ra­tion de la basi­lique de Mézières et termi­ner la moder­ni­sa­tion de notre éclai­rage public, avec à la clé une consom­ma­tion réduite de plus de 80 %. 

En résumé, même par gros temps, notre ville avance et c’est bien ça le prin­ci­pal. Bonne année à tous !


Anne Papier– Pour la liste « une ville pour tous »

Le choix du privé

Char­le­ville-Mézières et Ardenne Métro­pole ont fait le choix de priva­ti­ser certains services publics, sous couvert de ratio­na­li­sa­tion et d’ef­fi­ca­cité, mais ces choix s’avèrent parfois discu­tables.

Outre qu’ils suppriment des emplois publics trans­fé­rés à des entre­prises privées, ces choix ne se font pas toujours dans l’in­té­rêt de l’usa­ger.

On peut rappe­ler la déci­sion âpre­ment discu­tée en conseil muni­ci­pal de délé­guer la gestion de l’éclai­rage public à une entre­prise privée, par exemple, qui inclut la main­te­nance des lampa­daires, l’ins­tal­la­tion de nouvelles tech­no­lo­gies (comme les LED) et la gestion de l’éner­gie consom­mée. Si cette exter­na­li­sa­tion permet une gestion plus tech­nique et plus moderne de l’éclai­rage, elle soulève des ques­tions sur la péren­nité des inves­tis­se­ments et sur la capa­cité de la collec­ti­vité à reprendre le contrôle sur les coûts éner­gé­tiques. De même les délé­ga­tions de services publics dans les domaines des trans­ports, (bus TAC, dont la régu­la­rité et l’adap­ta­tion aux besoins des usagers, notam­ment dans les quar­tiers péri­phé­riques, sont ques­tion­nées), de la gestion du station­ne­ment ou des équi­pe­ments spor­tifs, posent ques­tions sur la trans­pa­rence des coûts et l’ac­ces­si­bi­lité aux usagers…

Ce soutien au privé au détri­ment du service public se solde parfois par un échec reten­tis­sant, même s’il avait été présenté à ses détrac­teurs comme une parfaite réus­site et un bien­fait pour la ville et ses habi­tants. La ferme­ture prochaine de Y-Schools, école de commerce privée, est une illus­tra­tion de ces choix discu­tables. Ce projet présenté comme un grand progrès en 2020 aura fait long feu… 5 ans !

Bien que cette insti­tu­tion ait béné­fi­cié de subven­tions publiques impor­tantes, 250 000 euros par an venant d’Ar­denne Métro­pole, elle a annoncé la ferme­ture de son campus de Char­le­ville-Mézières d’ici 2026, malgré les inves­tis­se­ments massifs réali­sés. La forma­tion dans cette école, avec des frais de scola­rité élevés (7 200 € par an), restait inac­ces­sible à une grande partie de la popu­la­tion.

Si l’idée d’at­ti­rer des forma­tions quali­fiantes dans notre terri­toire était légi­time, les résul­tats ne sont pas à la hauteur des attentes. Ce soutien à une école privée, bien que justi­fié par le maire comme un inves­tis­se­ment dans l’hu­main, soulève des ques­tions sur l’ef­fi­ca­cité de telles dépenses publiques dans un contexte où les besoins en forma­tions acces­sibles, publiques et proches des réali­tés locales sont de plus en plus pres­sants.

Nous pensons, comme nous l’avions rappelé en conseil commu­nau­taire, qu’il est essen­tiel de redi­ri­ger les fonds publics vers des forma­tions publiques, acces­sibles et proches des besoins des jeunes et des entre­prises du terri­toire. Ces forma­tions doivent être acces­sibles à tous, et surtout ne pas être un facteur d’in­éga­lité entre les familles. Il est temps de renfor­cer le soutien aux établis­se­ments publics d’en­sei­gne­ment supé­rieur et de forma­tion profes­sion­nelle pour garan­tir à tous les étudiants des oppor­tu­ni­tés égales de réus­site.



Chris­tophe Dumont pour la liste « écolo­giste et citoyenne »

Tous mes vœux pour 2026

Cet anté­pénul­tième billet avant la fin du mandat muni­ci­pal sera pour vous souhai­ter à toutes et tous une année heureuse et pros­père, géné­reuse et apai­sée, mais aussi déter­mi­née et comba­tive.

La santé est en tête de nos préoc­cu­pa­tions, souhai­tons la fin des déserts médi­caux, les Ardennes ne doivent plus être l’un des dépar­te­ments ou le nombre de géné­ra­listes par habi­tant est le plus faible !

Mais la santé c’est aussi un air pur, une eau de qualité, et une alimen­ta­tion saine a un prix acces­sible dans nos cantines, bio et locale, pour nos enfants et nos anciens, qui fasse vivre de nombreux paysans alen­tour.

Je vous souhaite de vous inves­tir dans nos asso­cia­tions, dans chaque quar­tier, elles tissent des liens et créent des soli­da­ri­tés ; elles nous permettent de vivre ensemble, elles aident notre société à tenir au moment ou l’état, la région, la commune se désen­gagent.

Je vous souhaite aussi une démo­cra­tie vivante, une démo­cra­tie directe, loin de ces faux semblants, ces assem­blées de quar­tier qui ne fonc­tionnent pas faute de volonté, une démo­cra­tie ou vos élus applique­raient les déci­sions prises après consul­ta­tion, plutôt que celles qui leur sont dictées par les lobbys.

Je nous souhaite une année 2026 ou le taux de pauvreté à Char­le­ville-Mézières ne serait plus de 30 %.

Je vous souhaite une année 2026 ou personne ne dirait plus : « la sécu­rité est la première des liber­tés » en roulant des méca­niques, tant on sait que cette ques­tion de la sécu­rité est impor­tante, mais que la solu­tion passe d’abord par la préven­tion .

Cela passe aussi par la culture aujour­d’hui mena­cée par des coupes budgé­taires, les baisses de subven­tions publiques mettent à mal l’ac­cès de toutes et tous à une culture exigeante, vivante.

Pour­tant la culture, c’est bien plus qu’un loisir: c’est un droit, un moyen de comprendre et d’agir sur le monde. Enfin, après une année 2025 de tous les reculs et de tous les renon­ce­ments en matière d’éco­lo­gie et de social, je vous souhaite une année écolo­gique et soli­daire, ou votre commune contri­buera à vous proté­ger

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