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Expressions politiques

Expressions politiques

Septembre 2026

Boris Ravi­gnon – Maire de Char­le­ville-Mézières 

L’union fera toujours la force

Ques­tion : quel évène­ment fut salué par le titre « Demain, les Ardennes se donnent une capi­tale » trônant en une de L’Ar­den­nais ? Réponse, la fusion des cinq communes de Mézières, Char­le­ville, Montcy-Saint-Pierre, Mohon et Étion, le 1er octobre 1966. Donc la nais­sance de la ville que nous connais­sons aujour­d’hui, chef-lieu des Ardennes.

60 ans après, permet­tez-moi de vous livrer un scoop : bien que pavée des meilleures et plus sincères inten­tions, la route menant à cette fusion ne fut pas toujours un long fleuve tranquille. Logique, compte tenu de la riva­lité histo­rique oppo­sant Char­le­ville à Mézières. Heureu­se­ment, les maires en place il y a 60 ans, André Lebon à Char­le­ville et René Miquel pour Mézières, entou­rés d’Emile Nive­let (Étion), Paul Massé (Mohon) et Luc Pilard (Montcy), ont su faire fi de leurs éven­tuelles rancoeurs pour permettre la créa­tion de Char­le­ville-Mézières. Créa­tion traduite par des aména­ge­ments qui ont amélioré de manière notable le quoti­dien des Caro­lo­ma­cé­riens : je pense notam­ment à la péné­trante permet­tant aux auto­mo­bi­listes venus de Reims ou Sedan d’ar­ri­ver direc­te­ment avenue De Gaulle, ou encore au parc des expo­si­tions et à ses deux halls.

Depuis, de nombreux hecto­litres sont passés sous le pont de la Victoire, mais cette alliance de raison fait auto­ma­tique­ment penser à celle qui rassemble aujour­d’hui sous la bannière d’Ar­denne Métro­pole 57 communes, dont Char­le­ville-Mézières et Sedan. On retrouve dans les deux cas les mêmes attentes, les mêmes besoins, mais égale­ment les mêmes méfiances, pour ne pas parler de craintes. Comme en 1966, il a fallu en 2014, année de créa­tion de notre commu­nauté d’ag­glo­mé­ra­tion, passer outre les réti­cences, bous­cu­ler les idées reçues et certai­ne­ment frois­ser quelques ego. Mais là encore, le résul­tat en valait la peine, Ardenne Métro­pole repré­sen­tant une force de frappe qu’au­cune de nos communes ne pour­rait songer déte­nir seule.

En 2026 comme en 1966, l’union fait la force !



Damien LEROUGE et Muriel LAVAL – Pour la liste « Ensemble : une autre ville » 

Des arbres pour rafraî­chir et proté­ger notre ville

Les épisodes de cani­cule que nous avons connus cet été nous rappellent une réalité que nous ne pouvons plus igno­rer. Les arbres ne sont pas seule­ment un élément du paysage. Ils apportent de l’ombre, rafraî­chissent l’es­pace public, améliorent la qualité de l’air et contri­buent à rendre notre ville plus vivable.

À Char­le­ville-Mézières, certains lieux très fréquen­tés restent parti­cu­liè­re­ment expo­sés au soleil. La place Ducale et la place de l’Hô­tel de Ville en sont des exemples. Nos écoles et certains bâti­ments publics sont égale­ment concer­nés. Lors des fortes chaleurs, ces espaces très miné­ra­li­sés deviennent de véri­tables îlots de chaleur, diffi­ciles à suppor­ter pour les habi­tants, les enfants, les personnes âgées et les plus fragiles.

Nous devons chan­ger notre manière de penser l’amé­na­ge­ment de notre ville. Revé­gé­ta­li­ser Char­le­ville-Mézières doit deve­nir une prio­rité. Plan­ter davan­tage d’arbres, créer des îlots de fraî­cheur, déve­lop­per les espaces végé­ta­li­sés et réduire les surfaces béton­nées sont des solu­tions concrètes pour adap­ter notre ville au chan­ge­ment clima­tique.

Cette ambi­tion doit concer­ner toute la ville, du centre-ville aux quar­tiers, dans les écoles comme autour des bâti­ments publics. Chaque habi­tante et chaque habi­tant doit pouvoir béné­fi­cier d’es­paces ombra­gés et végé­ta­li­sés.

L’adap­ta­tion au chan­ge­ment clima­tique ne peut plus être repous­sée. Char­le­ville-Mézières doit anti­ci­per plutôt que subir. Nous défen­drons une poli­tique ambi­tieuse de végé­ta­li­sa­tion, pour une ville plus fraîche, plus confor­table et mieux prépa­rée aux défis clima­tiques de demain.



Romain Petit­fils et Aman­dine Palumbo pour la liste « Char­le­ville-Mézières en Ordre »

Sécu­rité : les résul­tats doivent être au rendez-vous !

À Char­le­ville-Mézières, les chiffres de la délinquance doivent nous inter­pel­ler. Entre 2024 et 2025, les cambrio­lages sont passés de 107 à 179 faits, soit +67,3 %. D’autres indi­ca­teurs sont préoc­cu­pants : violences sexuelles +30,8 % (157 faits), violences physiques hors cadre fami­lial +8,9 % (356 faits), destruc­tions et dégra­da­tions +2,1 % (628 faits), trafic de stupé­fiants +160 % (39 faits) et usage de stupé­fiants +71,1 % (356 faits).

Ces chiffres ne doivent être ni drama­ti­sés ni mini­mi­sés : ils doivent conduire à agir.

À Castres, la muni­ci­pa­lité Rassem­ble­ment Natio­nal met en avant une baisse de 80 % des cambrio­lages par rapport à l’an­née précé­dente.

Les réali­tés locales diffèrent, mais une évidence demeure : la sécu­rité exige des moyens, de la constance et des résul­tats. Depuis notre entrée au conseil muni­ci­pal, Char­le­ville-Mézières en ordre ! mène une oppo­si­tion construc­tive. Nous avons voté pour le recru­te­ment de cinq poli­ciers muni­ci­paux supplé­men­taires et soutenu « Mon loge­ment sécu­risé ». Lorsque la majo­rité prend une mesure utile pour les Caro­lo­ma­cé­riens, nous la soute­nons.

Mais il faut aller plus loin. Nous propo­sions de porter progres­si­ve­ment la police muni­ci­pale à 60 agents sur trois ans, de renfor­cer la vidéo­pro­tec­tion et le CSU, de déve­lop­per les camé­ras nomades, de créer une brigade anti-inci­vi­li­tés et d’in­ten­si­fier la lutte contre les rodéos et les trafics.

Nous souhai­tons aussi renfor­cer, dans le respect de la loi, les moyens d’ac­tion des agents de la brigade envi­ron­ne­ment contre les inci­vi­li­tés et occu­pa­tions abusives de l’es­pace public, ainsi qu’ac­croître les contrôles, et verba­li­sa­tion concer­nant les vélos, trot­ti­nettes et non respect des régle­men­ta­tions muni­ci­pales.

Nous soutien­drons chaque avan­cée utile, mais nous conti­nue­rons à deman­der une poli­tique de sécu­rité à la hauteur de la situa­tion et des attentes des Caro­lo­ma­cé­riens.

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