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Expressions politiques

Expressions politiques

Juin 2026

Boris Ravi­gnon – Maire de Char­le­ville-Mézières 

Pour une écolo­gie popu­laire

Hormis quelques scep­tiques indé­crot­tables, chacun de nous a aujour­d’hui pris conscience du fait que notre planète ne se porte pas au mieux. Avec entre autres consé­quences une inquié­tante modi­fi­ca­tion de notre climat. Donc de notre envi­ron­ne­ment quoti­dien. Malgré le plai­sir d’être en terrasse, nous voyons bien à quel point la vague de chaleur de la fin mai est inquié­tante. Comme le sont les incen­dies dans notre forêt arden­naise, qui brûle en été mais aussi désor­mais dès le prin­temps.

Face au chan­ge­ment clima­tique, une seule ques­tion doit se poser : que fait-on ? Chacun d’entre nous peut agir et beau­coup le veulent. Je parle ici des gestes quoti­diens, accom­plis désor­mais par la majo­rité d’entre nous, qui consistent notam­ment à moins consom­mer d’éner­gie, à privi­lé­gier les éner­gies non carbo­nées, à mieux trier, à écono­mi­ser toutes les ressources dont l’eau.

Le rôle de nos communes et d’Ar­denne Métro­pole, c’est favo­ri­ser et de permettre ces pratiques vertueuses en mettant à dispo­si­tion de chaque habi­tant de notre terri­toire des solu­tions concrètes, effi­caces et qui, par-dessus tout, doivent leur permettre de faire des écono­mies.

C’est l’objec­tif du chauf­fage urbain dont notre ville s’est dotée et qui permet de béné­fi­cier d’une source de chaleur 100 % décar­bon­née et 100 % locale, donc indé­pen­dante des affo­lantes fluc­tua­tions du prix des éner­gies fossiles.

C’est l’objec­tif de la mise en place d’al­ter­na­tives aux dépla­ce­ments en voiture (réseau dense d’iti­né­raires cyclables sécu­ri­sés, propo­si­tion de loca­tion de vélos élec­triques, aires de covoi­tu­ra­ge…) ou encore des aides finan­cières accor­dées à tous ceux qui s’en­gagent dans la réno­va­tion éner­gé­tique de leur loge­ment.

Et c’est encore la même logique pour le tri des déchets qui épargne les ressources de la planète et qui, demain j’en suis sûr, nous permet­tra de bais­ser la taxe d’en­lè­ve­ment des ordures ména­gères.

Notre credo, vous l’avez compris, c’est l’in­ci­ta­tion plutôt que la contrainte, c’est l’éco­lo­gie popu­laire qui préserve le climat mais qui protège aussi le pouvoir d’achat. C’est ce à quoi nous travaillons avec constance depuis main­te­nant plus de 12 ans.


Damien LEROUGE et Muriel LAVAL – Pour la liste « Ensemble : une autre ville » 

Défendre celles et ceux qui font vivre le service public

Au cours de cette campagne, nous avons rencon­tré de nombreux agents de la Ville et de la commu­nauté d’ag­glo­mé­ra­tion d’Ar­denne Métro­pole. En passant par les écoles, les services tech­niques, les équi­pe­ments spor­tifs et cultu­rels, les espaces publics, les crèches, les média­thèques ou encore les services admi­nis­tra­tifs, tous nous ont rappelé une réalité essen­tielle, le service public repose avant tout sur l’en­ga­ge­ment humain et le sens de l’in­té­rêt géné­ral.

Chaque jour, ces femmes et ces hommes permettent aux Caro­lo­ma­cé­riennes et aux Caro­lo­ma­cé­riens de vivre dans une ville accueillante et agréable à vivre. Ils accom­pagnent les familles, entre­tiennent la ville, assurent la propreté, soutiennent la vie asso­cia­tive, faci­litent l’ac­cès au sport, à la culture et aux démarches du quoti­dien. Souvent dans l’ombre, ils accom­plissent leurs missions avec profes­sion­na­lisme. Nous voulons ici saluer leur travail et leur enga­ge­ment au service des habi­tantes et habi­tants.

Mais ces échanges ont aussi permis d’en­tendre des inquié­tudes et parfois de réelles souf­frances au travail, manque de moyens, perte de sens, pres­sion crois­sante ou diffi­cul­tés d’or­ga­ni­sa­tion. Ces témoi­gnages ne doivent pas être igno­rés. Un service public de qualité ne peut exis­ter dura­ble­ment sans agents respec­tés, écou­tés et accom­pa­gnés dans leurs missions.

Nous sommes convain­cus qu’il est néces­saire de redon­ner de la consi­dé­ra­tion aux person­nels muni­ci­paux et commu­nau­taires. Cela passe par un dialogue sincère, une gestion humaine et trans­pa­rente ainsi qu’une atten­tion constante portée aux condi­tions de travail et au bien-être des agents.

Parce qu’ils sont au coeur du lien entre la collec­ti­vité et les habi­tants, nous serons parti­cu­liè­re­ment vigi­lants à la gestion du person­nel de la Ville et d’Ar­denne Métro­pole afin que chacun puisse exer­cer ses missions dans le respect et la recon­nais­sance.


Romain Petit­fils et Aman­dine Palumbo pour la liste « Char­le­ville-Mézières en Ordre »

L’in­sé­cu­rité gagne du terrain : jusqu’à quand ?

Depuis les élec­tions muni­ci­pales à Char­le­ville-Mézières, les faits de délinquance et les actes d’in­sé­cu­rité conti­nuent d’inquié­ter de nombreux habi­tants. Cambrio­lages, violences, dégra­da­tions, trafics, occu­pa­tions problé­ma­tiques de certains espaces publics ou encore rodéos urbains alimentent un climat de tension et un senti­ment d’aban­don dans plusieurs quar­tiers de la ville.

Les événe­ments récents viennent malheu­reu­se­ment confir­mer cette inquié­tude.
Le 6 mai dernier, un nouveau rodéo urbain à moto a semé l’in­sé­cu­rité dans le quar­tier de la Ronde Couture, mettant en danger habi­tants, familles et auto­mo­bi­listes. Le lende­main, le 7 mai, une nouvelle agres­sion est venue rappe­ler la réalité des violences du quoti­dien auxquelles de nombreux habi­tants sont confron­tés. Ces faits ne sont pas isolés. Ils traduisent une dégra­da­tion progres­sive de la tranquillité publique, à laquelle il devient urgent de répondre avec fermeté et effi­ca­cité.

Durant la campagne élec­to­rale, des promesses fortes avaient pour­tant été faites concer­nant le renfor­ce­ment de la sécu­rité et des effec­tifs. Plusieurs mois après les élec­tions, beau­coup d’ha­bi­tants attendent toujours des résul­tats. Où sont les renforts promis ? Où sont les moyens supplé­men­taires annon­cés pour restau­rer dura­ble­ment la tranquillité publique ? Le groupe CMZ en ordre consi­dère que la sécu­rité n’est ni un slogan ni un sujet secon­daire. Elle consti­tue une prio­rité abso­lue pour proté­ger les familles, les commerçants, les rive­rains et préser­ver l’at­trac­ti­vité de notre ville.

Nous avons inter­pellé Boris Ravi­gnon après la campagne muni­ci­pale afin de propo­ser des solu­tions pour renfor­cer dura­ble­ment les effec­tifs de police muni­ci­pale à Char­le­ville-Mézières. Par un cour­rier adressé le 31 mars 2026, nous avons notam­ment suggéré d’ac­cueillir, dans le cadre de futurs recru­te­ments, des poli­ciers muni­ci­paux de Saint-Denis souhai­tant quit­ter leur commune à la suite de l’an­nonce du désar­me­ment progres­sif de leur police muni­ci­pale par le nouveau maire LFI. Habi­tués à inter­ve­nir dans un contexte de forte délinquance, ces agents expé­ri­men­tés pour­raient repré­sen­ter un renfort précieux pour notre ville. Aucune réponse appor­tée à ce cour­rier.

Pour autant, notre oppo­si­tion muni­ci­pale se veut construc­tive et respon­sable.
Lorsque des mesures vont dans le bon sens pour amélio­rer la sécu­rité des habi­tants, nous savons les soute­nir sans esprit parti­san. Lors du conseil muni­ci­pal du 7 mai, les élus patriotes de CMZ en ordre ont voté en faveur du dispo­si­tif « Mon loge­ment sécu­risé » ainsi que du déve­lop­pe­ment de la vidéo-verba­li­sa­tion portée par la majo­rité muni­ci­pale.

Comme nous l’avions annoncé pendant la campagne, la sécu­rité n’est ni un luxe ni un débat secon­daire : c’est la première des liber­tés. Char­le­ville-Mézières en ordre conti­nuera à défendre des mesures concrètes pour que chaque Caro­lo­ma­cé­rien puisse vivre serei­ne­ment dans sa ville.

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