Basilique : après la charpente, au tour des ardoises
Le
Malgré quelques épisodes météo corsés, le chantier de restauration de la basilique de Mézières franchit étape après étape. Dernière en date, le début de la mise en place de la couverture en ardoise.
La reprise des marchés des producteurs de pays
« On savait dès le départ que ce chantier hors normes pouvait être un peu bousculé par la météo. Et on n’avait pas tort… » Rodolphe Gissinger, l’architecte du patrimoine chargé de la restauration de la basilique de Mézières, dont le clocher montrait d’inquiétants signes de faiblesse, aurait presque le sourire pour évoquer les coups de vent qui ont secoué les Ardennes, ces derniers mois. « Il y en a eu surtout deux sévères, le dernier début janvier avec vent, neige et températures glaciales. »
Déjà près de 300 000 € de dons
Pas l’idéal pour travailler en hauteur et à l’air libre, malgré la protection assurée par la bâche. Pourtant les maçons, charpentiers et désormais couvreurs qui interviennent sur place, « tous compagnons du devoir et habitués à mener à bien ce type de chantiers de restauration du patrimoine », ont déjà accompli de la belle ouvrage.
« La pose de la nouvelle charpente de la flèche est en voie d’achèvement, reprend l’architecte, on a également procédé à la pose des grandes lucarnes au pied de cette flèche. » Ce qui permet depuis fin janvier l’intervention des couvreurs, chargés pour leur part de mettre en place la couverture d’ardoise. « Ils ont commencé par le bas de la flèche et progressent vers le haut, qu’ils devraient atteindre en mai. » Dans le même temps, ils accrochent les ornements en plomb, bandeaux et autres corniches façonnés pour l’occasion. Pour rappel, le chantier de restauration de la basilique doit s’achever en juin 2027.
Grâce à l’implication de la Fondation du patrimoine, c’est une somme de plus de 55 000 € qui a déjà été récoltée, à laquelle il convient d’ajouter les 235 000 € apportés via le Loto du patrimoine de Stéphane Bern.
La bâche se déchire ? Pas de panique !
Souvent attachés à leur patrimoine et à son entretien, les Carolomacériens se montrent attentifs au chantier de la basilique. Et logiquement, lorsqu’ils voient le vent déchirer la bâche censée protéger le clocher durant sa restauration, ils s’inquiètent. « Je les comprends, répond Rodolphe Gissinger, même si ces déchirures prouvent au contraire que tout va bien. » En cas de fort coup de vent, le pire qui pourrait arriver serait en effet que cette immense bâche fasse voile et que, sous la pression, elle déséquilibre le haut du clocher. Raison pour laquelle elle est conçue pour céder au vent et se déchirer dès que ce dernier atteint 90 km/h.
:strip_icc():quality(50)/0h1a6559-697c94dd78b12.jpeg)