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Braderie de printemps 2018

Le règle­ment local de publi­cité (RLP) a pour objec­tif de régu­ler l’ins­tal­la­tion des dispo­si­tifs publi­ci­taires dans notre ville. 

Pour ce faire, il adapte les règles natio­nales fixées par le code de l’en­vi­ron­ne­ment, prin­ci­pa­le­ment de manière plus restric­tive, aux parti­cu­la­ri­tés de notre terri­toire commu­nal.

Qu'est-ce que le RLP ?

Le RLP pour­­suit une fina­­lité unique­­ment envi­­ron­­ne­­men­­tale : faire en sorte que les dispo­­si­­tifs d’af­­fi­­chage exté­­rieur s’in­­tègrent à notre paysage. 

Il faut pour cela assu­­rer un équi­­libre entre protec­­tion du cadre de vie et respect des liber­­tés fonda­­men­­tales (la liberté d’ex­­pres­­sion et la liberté du commerce). 

Afin de mettre en place ce règle­­ment, diffé­­rentes études sont néces­­saires (connais­­sance des carac­­té­­ris­­tiques urba­­nis­­tiques et archi­­tec­­tu­­rales, iden­­ti­­fi­­ca­­tion des monu­­ments histo­­riques, zones à carac­­tère stra­­té­­gique pour la ville, loca­­li­­sa­­tion des zones de forte concen­­tra­­tion publi­­ci­­taire, etc.).

Quels secteurs sont concernés ?

Le RLP permet­­tra de préser­­ver les pers­­pec­­tives visuelles, parti­­cu­­liè­­re­­ment aux axes menant au centre histo­­rique, qui feront l’objet de restric­­tions en fonc­­tion de la proxi­­mité avec le cœur de ville de Char­le­ville-Mézières : avenue Saint Julien , avenue Charles de Gaulle, route de Nouzon­­ville, route de Monthermé, rue de Berthau­­court, avenue des Martyrs de la Résis­­tance ; les cœurs des villages d’Etion, Le Theux, Montcy-Saint-Pierre et Mohon. 

Les lieux à enjeux paysa­­ger, comme les berges de Meuse, sont égale­­ment proté­­gés. 

Par rapport à l’an­­cien règle­­ment local de publi­­cité de 1985, l’ef­­fort de protec­­tion est accru : l’en­­semble du terri­­toire agglo­­méré fait l’objet de protec­­tions, et pas unique­­ment le centre-ville histo­­rique. Des séquences d’axes struc­­tu­­rants menant au cœur de ville, qui consti­­tuent des pers­­pec­­tives à préser­­ver, les berges de Meuse et les cœurs des villages sont iden­­ti­­fiés comme lieux méri­­tant une protec­­tion.

Les zones de publicité

Trois zones de publi­ci­tés ont été défi­nies : 

La zone de publi­cité 1 (ZP1), zone la plus restric­tive, corres­pond stric­te­ment au péri­mètre du site patri­mo­nial remarquable (ex-secteur sauve­gardé). Il s’agit donc exclu­si­ve­ment d’une zone à l’in­té­rieur de laquelle la publi­cité est par prin­cipe inter­dite, le règle­ment local de publi­cité pouvant déro­ger à ce prin­cipe, dans des limites qu’il fixe préci­sé­ment portant sur les types de dispo­si­tifs ou mobi­liers admis et leurs carac­té­ris­tiques de surface notam­ment.

La zone de publi­cité 2 (ZP2), zone de protec­tion inter­mé­diaire, corres­pond : 

  • au péri­mètre déli­mité d’abords des monu­ments histo­riques hors site patri­mo­nial remarquable 
  • à certaines séquences de voies menant au centre histo­rique (avenue Charles de Gaulle, avenue Saint Julien, avenue des Martyrs de la Résis­tance, avenue de Berthau­court) dont les pers­pec­tives vers le centre histo­rique doivent être préser­vées 
  • aux cœurs des villages d’Etion, Mohon, Montcy-Saint-Pierre et Bel Air, dont l’iden­tité semi-rurale doit être proté­gée 
  • aux entrées de villes par la route de Monthermé notam­ment, menant au Parc Natu­rel régio­nal des Ardennes 
  • aux berges de la Meuse. 

Enfin, la zone de publi­cité 3 (ZP3) corres­pond au reste du terri­toire agglo­méré, hors zone commer­ciale de la Croi­sette qui reste sous le régime juri­dique de la régle­men­ta­tion natio­nale. La ZP3 corres­pond prin­ci­pa­le­ment à des secteurs d’ha­bi­tat, plus ou moins denses, traver­sés par des axes struc­tu­rants.

Résultats

L’ef­fet de ces règles locales devrait entraî­ner la dépose de 36 dispo­si­tifs publi­ci­taires, sur les 114 recen­sés en novembre 2017 dont 12 sont en place dans le péri­mètre déli­mité des abords (PDA). En outre, ceux main­te­nus devront être réduits en surface et la règle de densité (un seul dispo­si­tif par façade sur rue) prévien­dra toute proli­fé­ra­tion. 

Concer­nant les enseignes, les règles ont été défi­nies en parte­na­riat étroit avec l’Ar­chi­tecte des Bâti­ments de France et sont plus étof­fées que celles du RLP de 1985. Des prin­cipes simples de posi­tion­ne­ment permettent d’as­su­rer l’in­té­gra­tion des enseignes, ils sont complé­tés dans les lieux patri­mo­niaux par des pres­crip­tions esthé­tiques renfor­cées.

Pour plus d’infor­ma­tions : 03 24 32 43 06