Aujourd'hui : Samedi 23 Mars 2019

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Expressions politiques

Source : Carolo mag' n° 228 - mars 2019

 

Boris Ravignon, Maire de Charleville-Mézières

Grand débat, grandes attentes...

La ville de Charleville-Mézières a joué le jeu : à l'invitation du président de la République, nous avons organisé cinq réunions dans le cadre du fameux « grand débat national », soit un rendez-vous pour chacun des secteurs de notre ville (Manchester, la Houillère, Mézières, Charleville et la Ronde-Couture). Au total, près de 400 personnes se sont déplacées pour, à chaque fois, deux bonnes heures d'une discussion parfois véhémente, mais qui n'a connu aucun débordement notable. Si vous le souhaitez, vous pouvez d'ailleurs revoir ces débats sur la page Facebook de la ville, chacun d'eux ayant été intégralement filmé en vidéo. Des vidéos qui, fin février, au moment d'écrire ces lignes, avaient déjà été regardées par plus de 27 000 personnes, soit plus de la moitié de la population carolomacérienne.
En la matière, nous avons d'ailleurs été précurseurs : dès le 14 décembre, donc bien avant la mise en place de ce « grand débat » à l'échelle nationale, un débat citoyen a été organisé par la ville, à Mézières, réunissant près de 150 participants. Une affluence qui indiquait déjà clairement le souhait de nombreux Carolomacériens de prendre la parole... et d'être entendus.
Fiscalité, retraites, pouvoir d'achat, transition énergétique, démocratie directe, services publics, inégalités entre les territoires, mixité sociale... : chacun a pu s'exprimer librement sur le ou les sujets de son choix. J'ai en effet souhaité que la parole demeure libre, sans se limiter aux seuls quatre thèmes choisis par l’État. Les seules règles à respecter étaient celles de la courtoisie, auxquelles chacun s'est plié de bonne grâce.
Voilà pour la forme. Sur le fond, il ne m'appartient pas de juger de la pertinence des nombreuses critiques ou suggestions émises à cette occasion. Je peux par contre affirmer avec certitude, pour y avoir participé en direct, que cet exercice ne pourra servir qu'à une condition : que les contributions venues des quatre coins du pays et sous différentes formes soient dans un premier temps analysées, dans un deuxième restituées sous forme d'un compte rendu clair et compréhensible par tous, puis dans un troisième utilisées comme « boîte à idées » pour répondre au profond malaise que notre pays traverse et dont le mouvement des gilets jaunes ne constitue qu'un symptôme parmi d'autres. A chacun de juger si ce débat fut grand. Ce qui est sûr, c'est que les attentes, elles, sont immenses.

 

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Sylvain Dalla Rosa pour le groupe PS/ PC/Les Verts « Bâtir notre ville ensemble »

Débats et enfumage

L’époque est à l’organisation de débats. Poussé par les Gilets jaunes, le président de la République organise, à travers toute la France, un débat national. à Charleville-Mézières, volonté de démarrer la campagne des municipales, le maire organise, pour sa part, des débats intitulés "Charleville 2030". Pour cette consultation les grands moyens sont déployés. Outre la mobilisation du personnel municipal, le budget attribué à cette consultation est de 70 000 euros. Bien plus que le budget octroyé aux conseils des habitants qui, pour 2019, n’est que de 20 000 euros. Certains diront (de façon plus ou moins agressive) que l’opposition crie au loup sans véritable motif. Pourtant, bien des signes nous confirment qu’il s’agit d’une opération pour promouvoir la gestion municipale de la droite. Ainsi, par exemple, les élus de gauche n’ont pas été sollicités pour participer à l’organisation des quatre rendez-vous pour imaginer notre ville en 2030.
Certes, les propositions que nous formulons ne plaisent pas au locataire temporaire de la mairie, comme la gratuité des transports urbains, la construction d’une véritable scène de musique actuelle (SMAC) ou la réalisation d’une maison de santé municipale ou on pourrait retrouver un ophtalmologue supplémentaire. Concernant les transports ou la SMAC, je connais les arguments qui sont employés par le maire. Ces compétences dépendent de l’agglomération. Pourtant le maire de Charleville-Mézières n’a pas beaucoup d’efforts à faire pour parler au président d’Ardenne Métropole puisque c’est le même. D’ailleurs le cumul des deux responsabilités doit être revu.
Pour reprendre une expression des Gilets jaunes, ces débats sont de l’enfumage et sur notre ville ne mobilisent pas les foules.

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Groupe Rassemblement national

Non au retour des djihadistes !

« D’abord ce sont des Français avant d’être des djihadistes ». Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, sur RMC le 29 janvier 2019.
130 djihadistes « français » détenus dans des camps en Syrie pourraient être rapatriés en France dans les semaines à venir. Le ministre de l’Intérieur a déclaré : “ Tous ceux qui rentreront en France seront judiciarisés et confiés aux juges. Lorsque le juge estimera qu’il faudra les mettre en prison – et ce sera l’essentiel des cas – ils seront mis en prison.
La place de ces fanatiques n’est pas en France. Combien de nouvelles recrues vont-ils faire en prison ? De combien d’attentats seront-ils responsables, directement ou indirectement ?
Il y a déjà plus de 1 200 personnes radicalisées dans les prisons françaises et plus de 500 écrouées pour terrorisme. 255 victimes du terrorisme islamiste en France ont déjà payé de leur vie le laxisme des gouvernements successifs. Il est grand temps de prendre les mesures qui s’imposent :
1- Déchéance de nationalité pour les djihadistes binationaux et interdiction d’entrer sur le territoire français
2- Laisser les djihadistes français purger leur peine en Syrie ou en Irak.

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