Aujourd'hui : Samedi 17 Novembre 2018

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Expressions politiques

Source : Carolo mag' n° 224 - novembre 2018

 

Boris Ravignon, Maire de Charleville-Mézières

Avec fermeté et détermination

On ne va pas se mentir : tous les quartiers que compte notre ville ne sont pas dans une situation identique. La pauvreté existe hélas partout dans notre ville et les difficultés économiques touchent de très nombreux habitants. Mais certaines portions du territoire communal cumulent les difficultés, économiques, sociales et souffrent, en outre, trop souvent d’une insécurité que notre société a laissé se développer depuis des décennies. Certains viendraient presque à considérer cette situation comme une fatalité. Ce fatalisme, je le récuse totalement.
Je suis né à Charleville-Mézières. J'y ai passé mon enfance et j'y suis revenu, après mes études et plusieurs expériences professionnelles. C’est pour aider ma ville à retrouver son dynamisme, pour rendre leur fierté à tous les Carolomacériens. Depuis mon élection en 2014, je m’enorgueillis d’être le maire de tous les Carolomacériens, sans exception aucune, attentif aux demandes, aux insatisfactions et aux espoirs de chacun, quel que soit son quartier. Il me paraît inconcevable de vouloir bâtir notre avenir commun en jouant sur les oppositions entre Mézières et Charleville, entre la périphérie et le centre. Et d’ailleurs notre ville appartient à chacun de ses habitants : le riverain de la rue Robert Bruxelle ou de la place Bauchart est chez lui place Ducale ou avenue d’Arches, et vice-versa.
Chaque quartier recèle un potentiel de développement que nous nous efforçons de révéler. à la Ronde-Couture, après la rénovation urbaine, nous nous apprêtons à reconstruire les équipements essentiels du quartier (piscine, collège, gymnase). A la Houillère, le même travail est en cours. A Manchester où la rénovation urbaine se termine aussi, l’aménagement des berges de Meuse et la valorisation du pôle de loisirs de la Warenne ne font que commencer. A Montcy, l’effort porte dès à présent sur la qualité de vie. A Mohon, nous nous engageons pour préserver et valoriser le site exceptionnel des rotondes. A Mézières, chacun voit que les travaux vont transformer le cœur historique de la cité. Des beaux projets voient le jour pour La Citadelle ou le parc des expositions… Chaque quartier a son projet, fruit de nos réflexions et des échanges avec nos concitoyens.
Enfin, les habitants de chaque quartier ont le droit à la sécurité. Je n'accepterai jamais de laisser prospérer dans tel ou tel secteur de notre ville un sentiment d'impunité vis-à-vis des lois de la République. Avec des effectifs multipliés par deux, la police municipale a aujourd'hui la possibilité de sillonner quotidiennement chacun de nos quartiers. Aucun Carolomacérien, d’aucun quartier ne se trouve au-dessus des lois, mais aucun ne peut s'en détourner sans conséquence. Ceux qui veulent prendre le contrôle des quartiers pour leur trafic et leurs « petites affaires », nous trouverons sur leur chemin. Nous les poursuivrons et, avec l’aide de la Justice, nous les punirons. Un message clair que je continuerai à porter inlassablement, avec fermeté et détermination.

 

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Christophe Dumont pour le Groupe « Bâtir notre ville ensemble »PS, PC, Ecologie Les Verts

Changeons la ville et l’agglomération, pas le climat

S’il veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°, le monde devra engager des transitions « rapides » et « sans précédent », englobant énergie, industries, infrastructures, nous disent les experts climat de l'ONU (GIEC), dans une communication récente. Si les états s’en tiennent à leurs engagements de réduction d’émissions pris dans le cadre de l'accord de Paris en 2015, ce sera +3°C à la fin du siècle. Nous pouvons encore agir mais il faut faire vite.
Les solutions au dérèglement climatique sont à 60 % locales et c'est localement que peuvent être mises en oeuvre les alternatives : pour l'énergie, les transports, l'aménagement du territoire, l'alimentation, ce sont désormais les intercommunalités qui sont compétentes.
L'énergie doit devenir un sujet pour notre agglomération, nos voisins des crêtes préardennaises nous montrent l'exemple ; à énergie positive, ils envisagent l'autonomie énergétique à moyen terme grâce aux énergies renouvelables.
La résilience c'est aussi l'autonomie alimentaire. Charleville-Mézières avait montré la voie en introduisant dès 2012 20% de nourriture bio et locale dans les cantines de nos écoles ; depuis, aucun progrès n'a été réalisé et c'est dommage car cette politique crée des emplois locaux tout en procurant une nourriture saine à nos enfants sur un territoire où les fermes disparaissent encore plus qu'ailleurs;
Pour les transports, l'agglomération diminue constamment le budget des transports collectifs, la ville favorise le tout-voiture en considérant le vélo comme un gadget plutôt qu'une vraie alternative en matière de déplacements et négligeant le réel engouement pour ce mode de déplacement moderne. Nous sommes à un moment clé, les experts nous disent que nous avons encore une mince chance de limiter le dérèglement climatique, y arriverons-nous à temps ? Nul ne le sait. Ce que nous savons c'est que les solutions existent. Elles permettent non seulement de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais également de créer de l’emploi et de construire une société plus humaine et plus solidaire. Les citoyens doivent maintenant s'emparer de leur avenir en pesant sur les choix qui seront faits, la préparation du plan-climat d'Ardennes-Métropole en constitue la première occasion.
https://anv-cop21.org/alternatives-territoriales

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Groupe Rassemblement National

Commémoration du 11 novembre ?

Alors que notre ville et les Ardennes furent très marqués par les derniers conflits mondiaux, l’Elysée a récemment fait savoir que le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale du 11 novembre se déroulerait sans « expression trop militaire », ni « hommage aux maréchaux ». Cette décision aurait été prise en accord avec l’Allemagne et Angela Merkel en personne, qui devrait assister aux cérémonies. L’idée est donc de ne pas célébrer la victoire française. A cela deux raisons : éviter de rendre hommage aux huit maréchaux, parmi lesquels Philippe Pétain le héros de Verdun, et juger que la Grande Guerre fut d’abord et avant tout une boucherie. Le 11 novembre prochain, le Poilu ne sera donc plus un militaire, mais un « civil » qui avait été armé par l’Etat pour participer à une guerre qui ne le concernait pas vraiment, selon une certaine sensibilité contemporaine alimentée par des oeuvres de fiction.
Il s’agit d’un pas de plus dans la repentance, dans le masochisme historique. Personne ne niera que la Grande Guerre fut une ignoble boucherie, et que, par certains aspects, tous les protagonistes en sortirent perdants. Mais les symboles ont du poids, ont un sens, et les mythes sont constitutifs de l’histoire. Le 11 novembre représente depuis plus d’un siècle une victoire française, ce qui est, par ailleurs, parfaitement exact sur le plan militaire. Nos troupes ont combattu avec une vaillance extraordinaire, face à un ennemi parti gagnant, et ont triomphé alors que rien ne pouvait le laisser supposer au commencement de la guerre. En leur honneur et en hommage à la bravoure légendaire du soldat français, nous devons commémorer la victoire, comme tous les autres pays du monde le font.

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