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Expressions politiques

Source : Carolo mag' n° 221 - juin 2018

 

Boris Ravignon, Maire de Charleville-Mézières

Pas de quartier pour l’ennui

A l'automne 2016, nous nous sommes réunis pour célébrer le cinquantenaire de la naissance de notre ville, créée par la fusion de Charleville, Etion, Mézières, Mohon et Montcy-Saint-Pierre.
Pour tous les Carolomacériens, cet anniversaire fut l'occasion de se rappeler que Charleville-Mézières, au regard de l'histoire, est une ville neuve qui a la chance de posséder deux cœurs. Celui qui est actuellement le plus connu, et également le mieux mis en valeur, est symbolisé par la place Ducale.
Mais à terme, lorsque les travaux de rénovation lancés cette année se seront achevés, la métamorphose de la place de l'Hôtel de ville permettra enfin à Mézières de retrouver un centre digne de son glorieux passé... et d'un futur qui s'annonce enfin dynamique, après quelques décennies de léthargie. Outre cette nouvelle place centrale, la poursuite de la mise en valeur des remparts, l'ouverture sur la Meuse ou l'exposition permanente d'objets d'art sacré à la basilique vont permettre aux Macériens d'avoir de bonnes raisons de croire en leur avenir.
Mais Charleville-Mézières ne se réduit pas à Charleville et Mézières... Manchester, Montcy, Mohon, la Ronde Couture, la Houillère, Etion : autant de quartiers possédant chacun ses caractéristiques, ses handicaps et ses potentiels. Depuis mon élection, il y a quatre ans, je m'efforce de redonner à notre ville l'allant et le dynamisme qu'elle n'aurait jamais dû perdre. En toute logique, cette volonté s’est d'abord traduite par des actions concrètes ciblant plus particulièrement le centre névralgique de notre ville. Mais tous les quartiers cités plus haut, sans exception, bénéficient de cette nouvelle donne. De la sécurisation des écoles à la mise en place d'un réseau de caméras de vidéo-protection en passant par la rénovation de structures mises à la disposition du public (stade Gailly, crèche Ferroul...) ou la création de nouveaux équipements (Cosec des Mésanges, piscine de la Ronde Couture...), sans parler de l'achèvement des chantiers colossaux lancés dans le cadre du programme de rénovation urbaine, tous les quartiers de notre ville se réveillent.. C'est bien cette diversité mise en commun qui fait toute la richesse de notre ville : si l'ennui naquit un jour de l'uniformité, comme l'affirme Balzac, nous avons grâce à la juxtaposition de nos différents quartiers la certitude de ne jamais nous ennuyer. Et c'est très bien ainsi !

 

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Philippe Pailla pour le Groupe « Bâtir notre ville ensemble »PS, PC, Écologie Les Verts,

« Cachez ce vivre ensemble que je ne saurais voir... ! »

Avec le Front national, on se pose souvent la question : faut-il répondre aux dérapages, au risque de donner de l'écho ?
Mais à force de ne pas réagir, on finit par encourager les auteurs à de futurs dérapages. Alors pour ma part, et depuis longtemps, j'ai décidé de ne rien laisser passer et de m'exprimer à chaque fois que nécessaire. Et comme l'élu du FN de notre Conseil municipal dérape à mon sens dans le Carolo Mag N°219 d'avril 2018, à la page 25, je tiens à faire cette mise au point.
M. Luczka fustige, je cite : « une conseillère municipale de la majorité qui favorise l'installation des migrants ... et dont l'association bénéficie d'un local mis à disposition par le Maire … » Et bien entendu, il ne manque pas de faire juste avant, le lien automatique : migrants = terroristes.
Bien conscient des réalités qui doivent nous conduire à nous protéger des obscurantistes et des barbares, sans angélisme ni naïveté, (la menace terroriste est bien entendu une réalité), je dénonce néanmoins cette vision réductrice et stigmatisante, cette manipulation bien connue de l'extrême droite.
J'approuve le travail des associations qui œuvrent pour « le vivre-ensemble », terminologie qui est insupportable aux oreilles du FN et de l'extrême droite. Je reconnais pleinement l'engagement des élus de la majorité comme de l'opposition qui soutiennent ces associations, avec le contrôle de la collectivité comme pour toute association subventionnée.
Ils méritent notre soutien.
Toujours dans cet article du Carolo Mag d'avril, le chef du Groupe FN, affirme , du coup, rester « septique » sur les objectifs de la ville en matière de sécurité. Et bien, compte tenu de la manière dont il l'écrit, « s-e-p-t-i-q-u-e », j'en arrive pour ma part à conclure que certains écrits sont tout à fait à leur place au fond d' une fosse nauséabonde. On les y laissera bien volontiers !

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Françoise Renerte, Groupe FN

L’animal dans la ville

Un monde parallèle souvent invisible vit et se reproduit dans nos villes. Nous faisons comme s'il n'existait pas, bâtissant des immeubles et des espaces sans vie végétale. Nous souhaitons être les seuls habitants mais dans les égouts, dans les caves et sous les toits se cachent des locataires discrets et plus ou moins gênants. Or, la biodiversité dans la cité est une réalité que nous ne pouvons occulter et chaque être vivant a sa place et son utilité.
L'apparition récente de rats dans le secteur de la Ronde Couture a donné lieu a une stigmatisation des personnes qui nourrissent les chats errants, cela, paraît-t-il, attire les rats. FAUX – La prolifération subite de ces rongeurs est due :
- d'une part aux travaux réalisés dans ce quartier, ce qui a eu pour effet de faire remonter ces animaux à la surface.
- d'autre part aux déchets et autres immondices jetés par les fenêtres.
Cet état de fait a permis de mettre à jour le problème récurrent des chats errants et tous les efforts des associations de protection animale demeureront vains tant que les maires fuiront leurs responsabilités et laisseront faire le travail par lesdites associations débordées par autant de tâches et de missions.
Il serait temps que la ville se dote d'une politique animale digne de ce nom afin d'endiguer ce phénomène, car ce n'est pas la Lisa et ses quelques bénévoles, pas plus que le Tipi des Chats qui oeuvre sur le secteur 2 de la ville qui régleront le problème. Nous attendons un soutien réel de la municipalité.

 

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