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Histoire de la Ville

Portrait de Charles de Gonzague

Traversée d’Ouest en Est par la Meuse, qui la relie par voie fluviale à la mer du nord, Charleville-Mézières s’est bâtie à travers les siècles. Des remparts de Mézières à la place Ducale, en passant par de multiples curiosités, son riche patrimoine est le témoin d’un passé historique conséquent et atypique.

 

 

La Meuse, ancienne frontière

 

Depuis 1966, Mézières et Charleville - mais aussi Mohon, Etion et Montcy-Saint-Pierre - se sont mariés pour constituer une capitale ardennaise digne de ce nom. Pourtant, les deux villes se sont développées de manière différente au fil des siècles. Depuis le Traité de Verdun de 843, Mézières sur la rive gauche de la Meuse se tenait en terre française, tandis qu'Arches, sur lequel viendra s'implanter Charleville, dépend du comté de Castrice en Lotharingie.

La Meuse, voie de communication

Mézières, anciennement Maceriae signifiant "murs" et "remparts", sise au cœur d'un méandre mosan, constitue un site stratégique dès l'antiquité gallo-romaine. L'aménagement de la voie romaine Reims - Cologne au 1er siècle de notre ère va permette l'installation humaine. Au IXème siècle, un châtelet de bois assure la protection de la voie et le passage des gués mosans. Petit à petit, au cours du Moyen Age, Mézières devient un véritable centre économique. Les cinq "postils" ou ports permettent le trafic des marchandises entre France et Empire. Durant la Guerre de Cent Ans, les vins de Bourgogne à destination du nord de l'Europe transitent par Mézières.

 

Puis, au XVIème siècle, deux coups durs sont portés à la puissance macérienne. Le premier en 1521, lorsque Bayard réussit à briser le long siège des Impériaux. Il remporte, de justesse, la victoire. La France prend alors conscience de l'importance militaire de Mézières, un verrou assurant la sécurité du royaume. Les fortifications seront dès lors renforcées et modernisées au détriment du commerce, de plus en plus asphyxié par le passage incessant des troupes. Le deuxième coup est porté en 1590, la quartier de l'Entre-Deux-Portes est rasé pour laisser la place à la construction d'une citadelle au service de la Ligue Catholique, souhaitée par le maréchal de Saint-Paul.

 

Charleville, le nouveau trait d'union entre les Mosans

Gravure de Charleville

A partir de 1565, les commerçants de Mézières font pression sur leurs nouveaux seigneurs, comtes de Rethel : les Gonzaga, originaires de Mantoue en Lombardie. Ni Louis de Gonzague, ni son épouse Henriette de Clèves n'auront le temps de fonder une ville de commerce ex nihilo (sortie de rien). Mais leur fils Charles de Gonzague en 1606 pose la première pierre de sa ville : Charles - ville. La neuve cité, élevée selon un plan en damier, construite en ardoises bleues, pierres de taille ocres, briques rouges, devient très vite le nouveau centre économique de l'Ardenne. Ces trois couleurs forment l'étendard de la ville.

Charleville, capitale de la principauté souveraine d'Arches, cité monacale, va permettre aux Gonzague d'étendre leur influence dans le nord de l'Europe, à deux pas de deux régions riches : la Flandre et la Hollande.

Malgré les invasions et les destructions de 1815, 1870, 1914 et 1940, Charleville-Mézières a su préserver ses atouts économiques, touristiques et culturels et tirer profit d'une figure mythique : Arthur Rimbaud.

 

 

 

 

Les tirés à part

Vous pouvez retrouver ici en téléchargement la collection des articles historiques parus dans le magazine municipal au format PDF.

 

 

Tirés à part édition spéciale "journées du patrimoine 2010" - Les personnages célèbres nés à Charleville et à Mézières (pdf - 973,11 ko)

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